mercredi 23 mars 2011

Tubac et Madera Canyon

Partie du présidio, maintenent acceuil et école

Classe de 1848

Fallait pas faire de bêtises à l'école!

La presse du premier journal de l'Arizona

Toubac, le village

Rapace ??

Santa Rita Mountains, en route pour Madera Canyon

Acorn Woodpecker

Bel arbre

Fin de promenade

Dîner d'adieu dans la roulotte de Gilles et Lucie

Arizona, 22, mars 2011

Hier j’avais acheté une veste à Tubac mais arrivée à l’hôtel je me suis aperçue d’un défaut sur la manche. Alors, vu que nous n’avions rien de très précis sur l’agenda et vu que hier nous n’avions même pas eu le temps de visiter la partie historique de Tubac, nous avons décidé d'y retourner. Une très bonne idée! J’ai échangé pour une veste qui me plait plus, et je suis retournée dans une boutique qui vendait des deco pour jardins, hier j’étais tombée en amour avec des fourmis en fer et roches mais ne les ai pas achetées et j’avais regretté. Alors aujourd’hui pas de retenue- 3 fourmis et un havalina (genre de cochon). Une chance que ma valise était vide en partant!

Les restes du présidio (fort), sont en effet pas mal en ruines, mais la documentation, les artefacts et reconstitutions sont toujours intéressantes. Tubac à la distinction d’avoir créé la première école de l’Arizona, et aussi le premier journal. La presse de ce journal est intacte, une vidéo explique comment elle marchait. Ca aurait intéressé Pierre Tougas!

La pluie d'hier soir à nettoyé l’air, il faisait frais et beau nous en avons profité pour manger sur une belle terrasse d'un restaurant mexicain.

Sur le chemin de retour se trouve un canyon que j’avais envie d’explorer, évidemment il n’y avait pas assez de temps pour un vrai hike mais, comme apéro, c’était formidable. Tout à fait différent des marches dans le désert. Pourtant ce n’était pas tellement plus haut- mais la flore très différente : Pins, cottonwoods, et autres grands arbres dont je ne connais pas le nom. Grandes roches aussi et assez à-pic. Nos 3 petits km étaient juste parfaits, il faisait frais dans l’ombre et il y avait beaucoup d'oiseaux.

Le soir c’était le temps du diner d’adieu, hélas déjà. Nous avons mangé dans la roulotte, car dehors il faisait trop frais. Lucie nous a préparé un délicieux poulet aux prunes. Nous avons essayé de régler les problèmes du monde et de la vieillesse, sans grand succès et avec beaucoup de plaisir.

Demain cap pour Page, au nord de l’Arizona.

mardi 22 mars 2011

Tumacacori, Tubac et Air Museum



L'église de la mission de Tumacacori construite par les franciscains en 1823

Le padre Jésuite, il était notre guide,
je ne sais pas si il était vrai ou déguisé Jésuite

Intérieur du grenier

Belle composition

Rue à Tubac

Céramiques et fourmis en roche et fil de fer

Dans la cour du centre Tohono (indiens)

Ruelles avec bidules en céramique

Le "Liberator" C'est un comme celui-là qui est tombé à St-Donat
sur la piste de l'Intercentre

B29 Super Fortress (porteuse de la bombe A)


Nasty

Un petit coucou de la chambre;
miroir, tête de lit et nous!

Arizona, 21 mars

Aujourd’hui nous avons visité une « mission » au sud de Tucson. Ici la « civilisation » est venue avec les Jésuites par la Mexique. Ils sont venus avant les mineurs et les settlers américains. La première mission à Tumacacori a été fondée en 1691 par le père Kino. Il parait que celui-ci était très charismatique et bien aimé par les Indiens Pima. Par la suite il y eu des attaques par les Apaches, des révoltes, la maladie, etc. donc les missions étaient plusieurs fois abandonnées et reconstruites. Un fait très intriguant que je me promets de rechercher sur Wiki quand j’aurais le temps : en 1767 le pape a banni et expulsé tout les Jésuites, il en a tué, incarcéré, etc.! Comment ça se fait que pendant mes 8 ans de couvent chez les sœurs qui adulaient les Jésuites je n’ai jamais entendu parler de ça!? C’est pour dire qu’on enseigne ce qui fait l’affaire. Bref à Tumacacori les Jésuites ont été remplacés par des Franciscains. En 1853 les américains ont acheté cette partie du Mexique, c’est le "Gadsden Purchase". Comme toujours l’arrivée des missionnaires avait des effets positifs comme l'introduction du blé et des vaches mais aussi la variole et la perturbation de la culture locale.

Tubac est un présidio, un fort, historique, mais il n’y reste pas grand-chose. Son attrait réside dans le fait que c’est devenu un village d’artistes, il n’y a que ca. Ce n’est pas grand, mais il y a tellement de galeries, potiers, ébénistes, sculpteurs qu’on ne sait pas où donner la tête. La plupart sont des boutiques de très grande qualité, pas des bébelles touristiques. Nous sommes restés 2h et on aurait pu rester d’avantage mais le Air Museum nous attendait!

En plus de 4 hangars plein d’avions, il y a 2 milles carrés de vieux avions parqués! Tout est bien présenté, très patriotiques (L’emphase est sur le courage des pilotes et la performance des avions, pas sur les pauvres bougres qui ont reçu les bombes sur la tête). C’est normal. Entre autre nous avons vu l’avion « super fortress, B 29 » qui a servi lors de la 2ième guerre, notamment pour lancer les bombes atomiques. C’était intéressant, mais pour moi pas vraiment mon 1er choix.

Pendant notre épicerie pour le soupé sur notre balcon, la pluie est tombée! Mince alors! Maintenant que nous avons une plus petite chambre avec balcon, il a fallut manger à l’intérieur sans la belle table de l’autre chambre! Ce n’est pas grave, le TV dinner bio santé était très bon.

Demain on verra, ca dépendra de la température.

lundi 21 mars 2011

Saguaro National Park East, Hôtel





Paysage, Saguaro N.P.East

Voici un spécimen qui a probablement dans les 150 ans,
est-ce que il pense que le climat change?

Flore diverse

Bonne atmosphère

Sous le soleil du midi

Petite touche artistique de Bibi

Idem

Red tailed hawk vu de notre balcon

Sur le balcon de notre chambre

Vue du restaurant sur "La Posada " piscine et hôtel.
Notre chambre au troisème en arrière

Arizona, 20 mars 2011

Aujourd’hui nous nous sommes levés tôt, 7 h, pour aller explorer le Saguaro National Park East. Nous avons rencontré Gilles à 8 h 30 et nous étions au « trailhead » vers 10 :30. Armés de crème solaire de bouteilles d’eau et de chapeaux nous avons commencé notre périple; rien de vraiment extraordinaire mais quand même ça fait un peu peur de s’élancer à 30C sans une trace d’ombre nulle part. Mais la chaleur ici est bien spéciale; il fait très sec, alors même s'il fait très chaud on ne transpire pas. Par contre on devient tout salé, si on se lèche les doigts ou le bras c’est comme un bloc de sel. Nous avons parcouru 6.5 km à travers les cactus de toutes sortes, des rivières desséchées, des arbustes etc. J’ai adoré l’expérience, je ne sais pas vraiment pourquoi car d’autres personnes trouvent sans doute que c’est se donner de la misère pour rien. Mais pour avoir une petite idée de ce que c’est un désert, sa chaleur, ses odeurs, ses bruits, sa flore, il faut y aller pour un minimum de temps. Juste une virée à coté du parking n’est pas suffisante. D'ailleurs vous allez voir beaucoup de saguaro sur les photos! André à peut être trouvé ca un peu long, mais il n’a rien dit et je lui suis bien reconnaissante. (Je pense que je suis due à visiter le air muséum demain, donnant donnant!).

A 3 h 30 nous étions de retour à l’hôtel. Nous avons demandé de changer de chambre car la notre n’avait pas de balcon. On l’a finalement eue et c’est merveilleux de pouvoir sortir et laisser la porte ouverte, ca change tout. D’ailleurs ça tombait à point parce que Gilles et Lucie sont venus prendre l’apéro sur le balcon et ensuite nous avons soupé dans le restaurant Miguel à côté de l’hôtel. Le resto était excellent, et la terrasse qui surplombe la piscine de l’hôtel était très agréable. C’est quand même fantastique de pouvoir manger dehors avec une petite brise rafraichissante, pas de moustiques, belle vue…et bons amis.

Entre la marche et l’apéro j’ai fais le lavage en lisant Millenium, et on à déménagé nos affaires. Du balcon nous avons pu observer un red tailed hawk qui cerclait par-dessus le golf. Notre vue est un petit golf, se qui fait que nous n’avons pas de voisins en face. La nuit, nous entendons un grand concert de coyotes, ca fait un bruit un peu spooky, leurs hurlements sont aigus et forts!

Les têtes de lits dans la nouvelle chambre sont en tôle repoussée, très original. Partout dans l’hôtel il y a des accents très South West/Mexicain. J’apprécie, on sait tout de suite qu’on est en Arizona et pas ailleurs. Pourtant bientôt on sera bien ailleurs, la moitié du séjour est déjà écoulé.

dimanche 20 mars 2011

Galerie DeGrazia, Catalina State Park

Intérieur de la galerie DeGrazia

Oueuvre de DeGrazia



Intérieur de la chapelle

La chapelle

Pique nique dans le jardin de la galerie

Sur le sentier des Catalina mountains

Saguaros géants

Les heureux marcheurs

L'étourneau à la porte de son condo; en haut du saguaro des Daoust

Autour du feu avec des amis

La pleine lune sur la maison et le saguaro des Daoust

Arizona, 19 mars 2011

Encore une superbe journée, ca sera difficile de choisir les photos, en tout cas il y aura des saguaros!

Le matin nous avons visité une galerie d’art qui était aussi la maison de l’artiste avec plusieurs bâtiments, jardin etc. Ted DeGrazia 1909-1989, fils d’immigrants italiens travaillants dans une mine, il a étudié à l’université de l’Arizona. Il a connu du succès après que Diego Rivera l’ait invité à exposer en solo en Mexique. Ensuite il a construit sa maison et plusieurs autres bâtiments sur le site actuel. Il était grand ami des indiens et presque toutes ses peintures traitent de sujets amérindiens. Je trouve que son art va du presque kitsch commercial a du très grand art. Il était multidisciplinaire; la céramique, l’émail, tous les médias de peinture, la sculpture et l’architecture. D’ailleurs c'est cette dernière qui m’a le plus séduite. Tout est fait en adobe; de la boue mélangée avec de la paille, par lui et ses amis. On est très bien dans ces chambres aux coins arrondies, finies en crépis de couleurs naturelles.

En plus de sa maison avec ses peintures il y avait une petite chapelle dédiée à la vierge de Guadalupe, très simple, très mexicaine et touchante. Une autre maison abritait une exposition temporaire d’un peintre Cherokee, et nous avons acheté une de ses oeuvres originales!

Nous avons pique niqué sous un abri rustique dans le jardin, super. Ensuite nous avons visité une galerie moderne avec plusieurs peintres dont j’aurais volontiers acheté une toile si j’avais la place et les moyens. Ensuite un excellent capuccino et tiramisu dans un restaurant où même le garçon était italien!

Deuxième parti de la journée : une très belle marche avec Gilles dans les Catalina mountains. La marche n’était pas difficile ni très longue mais elle traversait plusieurs écosystèmes et était vraiment très belle. Au début il y avait un aplat longeant un lit de rivière desséchée ou poussait des arbres mésquites, l’herbe était un peu verte et il y avait des oiseaux. Un peu plus haut les cactus et les palo verde prenaient toute la place. Nous avons vu des cactus saguaro particulièrement gros un peu en dehors du sentier, alors nous avons quitté le sentier et nous avons suivis un « wash », lit de rivière sec. Vous imaginez que ca me convenait parfaitement! Là nous avons vus des spécimens exceptionnels de saguaro. C’était de toute beauté, Gilles à dit qu’il n’en avait pas vu des si gros ailleurs. Même un chevreuil nous a fait le plaisir d’une courte visite. Pour André le chevreuil n’existe pas car il n’a pas eu le temps de le photographier, mais moi je l’ai dans ma tête. Gilles nous a fait le guide; il nous a disséqué des fruits de différents cactus et nous a renseignés sur tous ce qu’il savait. La temperature était parfaite- you can’t ask for anything more.

Troisième partie: Grillade délicieuse chez les Daoust, bien arrosée, bonne discussion. Ensuite Gilles a allumé un bon feu dans son brasero et des amis québéquois sont venus se joindre à nous. C’était très sympathique, mais je pense que leurs voisins ont peut être moins apprécié notre bonne humeur- ils ont l’habitude de se coucher très tôt! La lune était non seulement pleine, mais elle était le plus proche de la terre depuis 1993! Et penser que nous avons vu cette merveille à travers un saguaro en bonne compagnie! Il y en a qui ont toutes les chances, ce n’est pas juste! Eh bien c’est comme ça... à demain.