samedi 6 décembre 2014

Ecuador. Jour 9, 6 décembre 2014. Hacienda Manteles - Quito


La surprise du matin était la vue superbe sur le volcan Tungurahua comme arrière plan du jardin. Quelle belle place! La Hacienda est située sur un plateau, elle domine le paysage. Notre guide Carlos nous a expliqué que les conquistadores se sont partagés la terre un créant d’énormes incomiendas. Tous les gens nés en Espagne, les hidalgos, étaient considérés comme des aristocrates, alors que les indigènes n'étaient que du bétail. Au 17e siècle, les descendants de ces hidalgos étaient majoritairement métissés, et il se sont battus pour diviser les terres en parts plus petites. Ils ont importé des esclaves noirs mais ceux ci étaient mieux traités que les indigènes. Les esclaves ont eu leur liberté et des droits en 1857 alors que les indigènes ont du attendre 1970!

Alors donc notre propriétaire était un grand seigneur féodal. Maintenant le gros de sa terre est privée, malgré qu'il lui reste sans doute un beau morceau. La même histoire se répète à la Hiacenda la Cienega ou nous nous sommes arrêtés pour le lunch.

Premier stop un marché aux légumes local dans le village de Belineo. Des quantités de fruits et de légumes empilées par terre, des vendeuses colorées, des enfants et des chiens. Nous avons voulu acheter deux bananes mais la dame nous les a fait cadeau. Très sympathiques les gens d'ici!

En route vers une exploitation de roses, nous sommes passés devant la ville de Ambato. Elle a été entièrement détruite lors d'un tremblement de terre en 1949. Pour célébrer la reconstruction, la ville a instauré un grand carnaval qui est très populaire, genre Rio, une bonne idée?

Nous avons aussi aperçu le Chimborazo, montagne la plus haute d'Ecuador à 6310 m. Le fait que la terre n'est pas une boule, mais aplatie aux pôles, cette montagne se trouve plus haut que l'Everest par rapport au centre de la terre ; des calculs savants, mais c'est comme ça.

Les 60 ha de serres de roses sont près de la ville de Latacunga qui a un aéroport, important pour l'exportation des roses, le deuxième moteur économique du pays. Nous avons visité une serre;  les pauvres roses sont gavées de produits chimiques « bio »! Un anachronisme mais il a des normes strictes sur les produits ainsi que pour la protection des travailleurs que l'on doit respecter pour pouvoir exporter. Donc c'est mieux qu'avant et tout le monde est content. Il y a beaucoup de travail manuel; faire les greffes, couper, leur mettre une petite chaussette pour empêcher les bourgeons de s'ouvrir, mettre un sac en papier sur les roses rouges pour les protéger du soleil, etc. L'emballage est plus mécanisé, les roses sont taillées au mm près, les couleurs pareilles, les sacs, tout est calculé. Ensuite elles vont dans un grand frigo et hop dans le camion pour l'aéroport. Elles arrivent à Amsterdam 48h après.

Le plus grand marché est la Russie, de Amsterdam elles prennent le train, Latacunga - Moscou 72h.

La Cienga, est la maison ancestrale du propriétaire des serres. Il paraît que c'est un monsieur très influent, riche, mais respecté et correct, temps mieux. En tout cas sa Hacienda est très belle et la cuisine excellente. Nous avons même eu des musiciens avec les instruments traditionnels pour accompagnes le repas.

En sortant le guide a vu qu'il y avait un genre de rodéo près d’un village, alors il a arrêté le bus et nous sommes allés voir. Très très amusant, vraiment couleur locale, les gauchos avec leurs couvertures, le type avec le lasso qui essayait d'attraper le taureau, le tout dans la bonne humeur malgré la pluie.

En route vers Quito, le dernier point saillant a été la vue du Cotopaxi, 5896 m, qui a fait éruption plus de 50 fois depuis 1738 avec des conséquences écologiques considérables. Ce volcan est très similaire au Mont Fuji au Japon; spectaculaire. 
Comme s'était la fin du voyage pour plusieurs, nous avons fait les grands adieux dans l'autobus et dans le lobby de l'hôtel. Nous avons soupé a l'hôtel avec 8 autres du groupe, très bien.
Demain réveil à 5h pour Galápagos!


 Le volcan Tungurahua de bon matin.  On voit la plume de vapeur au sommet
 La photo du groupe avant le départ de la Hacienda
 De la Hacienda Mateles à la Hacienda Cienega,109 km
 Il fallait la prendre cele-ci
 Une dernière photo
 Marché de légumes au village de Belineo
 Beaucoup de va et vient
Les enfants sont là
 
et les chiens aussi
 C'est elles qui nous ont offert les bananes
 Le mont Chimborazo au loin dans les nuages
 Une serre de roses
 Les chaussettes empêchent les bourgeons de s'ouvrir
 Superbe spécimen
 Les sacs de papier protègent les roses rouges
 Prêtes pour l'exportation
 Hacienda la Cienega
 Très bon repas accompagné de musique traditionnelle
 La cour arrière
 Allée d'eucalytus datant de 1865
Le rodéo
 Un petit coup avant de confronter les vaches
 Cowboys en action

  De la Hacienda Cienega à Quito, 78 km.
 Le Mont Cotopaxi
 Au marché près de l'hotel.  Il y a à peine de la place pour cette vendeuse dans son kiosque



 

Ecuador. Jour 8. 5 décembre 2014. Casa del Suizo – Banos - Hiacenda Manteles



Départ à 8h15 en canoë et puis en bus direction ouest, vers les Andes. C'est très intéressant de voir comment le pays change de la plaine amazonienne aux hauts plateaux des Andes. Personnellement je préfère les hauts plateaux ; peu à peu la forêt disparaît, remplacée par des prairies, l'agriculture et les arbres fruitiers. Les montagnes sont vertigineuses, pas rocheuses mais couvertes d'herbes et un peu d'arbres.

Premier stop: la chute Chaudron du diable. Le site est très impressionnant, bien aménagé et très escarpé. Il y avait un pont suspendu à traverser, qui offrait des vues magnifiques de la rivière mais aussi des arbres couverts de bromélias que nous voyions d'en haut. Nous avons pu descendre jusqu'en bas protégés par nos ponchos. Au retour il a commencé à pleuvoir, pas dérangeant. Dans l'autobus nous avons mangé notre box lunch… moyen.

Deuxième stop : une traversée de la vallée de la rivière Pestenza dans une espèce de gondole ouverte, pour voir les deux chutes « Voiles de la mariée ». J'avais totalement la trouille mais je l'ai fait, la vue était belle, même si j'ai un peu fermé les yeux.

Troisième stop : la ville de Baños aux pieds du volcan Tungurahua. Jusqu’ici, c'est la première ville qui était jolie, elle avait du charme, des cafés avec terrasses des magasins et un marché. Les montages l'encerclent complètement ce qui doit être un peu claustrophobe à la longue. Nous avons visité l'église ou il y avait des peintures très drôles, genre art naïf qui montrent les gens en situation précaire que la vierge a sauvés. Par accident nous sommes tombés en plein dans une course très populaire de soap box cars. Il y avait fouleet c’était amusant de voir la course mais la route était bloquée. Nous sommes donc restés pris dans la ville beaucoup plus tard que prévu. Nous sommes arrivées à la Hacienda Manteles à la noirceur.

En route, nous avons pu apercevoir le cône majestueux du volcan Tungurahua, 5016 m, toujours actif avec des éjections de cendres et de fumée. La dernière éruption de lave et de cendre a eu lieu il y a quelques mois.  Mais en 1797 il y a eu une grande éruption suivie d'un tremblement de terre qui a causé des dommages jusqu'à Quito.

La Hacienda est presque un site historique puisque elle est dans les mains de la famille depuis 150 ans. Elle est décorée avec des artefacts de 500 ans avant JC tous trouvés sur le terrain. Le souper était  le meilleur du voyage ; c'était notre souper d'adieu, car demain soir il y déjà plusieurs du groupe qui retournent chez eux.  Je pense que nous sommes une dizaine à continuer le voyage aux Galápagos.
Adios amigos.

 Sur le canoë avec Gene et Marina
 À l'arrivée, les canoës sont fort occupés pour le transport de denrées
Notre trajet de Casa del Suizo à Hacienda Manteles, 199 km, dénivellation 2270 m
 En route, les montagnes ennuagées
 La rivière...
 Rio Verde vers la chute Chaudron du diable
 Bromélias
 Sur le pont suspendu... et en pente
 La chute impressionnante
 Autre vue
 Sous la chute ou presque
Notre marche pour atteindre la chute "Chaudron du diable", 2.2 km
Dans la nacelle vers les chutes Voiles de la mariée

 La rivière Pestenza
 Vivent les ponchos
Baños
 Arrivée d'un des soap boxes
 Suivi d'un chien
 En route vers la Hacienda Manteles, le volcan Tungurahua
Notre chambre
 Une collection impressionante d'artefacts
 Souper de clôture avec disours de notre guide Carlos et du chauffeur Jonas

jeudi 4 décembre 2014

Ecuador. Jour 7. 4 décembre 2014. Casa del Suizo, Amazonie



Nous nous sommes réveillés avec une pluie diluvienne, j'avais peur pour notre marche. Mais, miracle, pendant le petit déjeuner ça c'est éclairci et les ponchos du $ store sont restés dans le sac. Départ avec bottes et canoës à 8h30 en descendant le courant avec même des petites cataractes, pendant 25 min., très amusant. La marche s’est faite dans une des trois réserves appartenant à notre Lodge. Le suisse qui a fondé tout ça avait vraiment une vision; il prévoyait que peu à peu les indiens des alentours allaient couper les arbres et que la forêt serait en danger.

Alors nous voilà dans la jungle. Nous avons vite compris pourquoi les bottes étaient obligatoires! Le sentier était très raide et boueux et les marches, quand il y en avait, était glissantes. Le sentiment d'être dans cette jungle encore toute trempe, humide et chaude, m’a beaucoup plu. C'est vraiment comme je me l'imaginais. La forêt à Costa Rica était différente, je ne sais pas exactement pourquoi. Par contre j'étais déçue que nous n'avons pas vu un seul animal, même pas des oiseaux. Notre guide n'était pas très allumé pour la faune. Par contre il nous a montré le palmier avec les branches qui servent de râpe, d'autres qui sont employés pour tresser, le caoutchouc, et les termites qui, lorsque écrasées, servent de anti moustiques.

Il y avait deux petites surprises sur le sentier : une petite zip-line! et un pont suspendu. L'idée du zip me donnait la trouille mais Carlos m'avait rassurée que c'était facile. Il avait raison ; pas épeurant du tout. On s'est assis dans un genre de panier et ce n'était pas très haut ni très long. Alors nous avons tous rigolé et pris des photos. Le pont suspendu aussi était une bonne photo op.

Au sommet, nous avons eu une vue splendide sur les méandres du fleuve Napo. Déjà ici, si près de sa source il est majestueux et coule avec tellement de branches que nous aurions pu nous perdre dans les 5 petits km que nous avons faits. Imaginez en aval qu'est ce que ça doit être! D'ailleurs nous avons eu la chance de côtoyer le Napo de plus près, parce que le retour au Lodge s’est fait en radeaux de balsa.

Ça c'était une belle aventure! Sur notre radeau il y avait 4 hommes de 200 lbs+ plus les dames qui n'était pas des poids plumes non plus! alors notre radeau était très bas et nous avions les fesses bien dans l'eau! On descendait le courant, le canoë motorisé nous suivait avec nos bottes et autres choses non mouillables. 
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À 15h nous avons visité une station de réhabilitation d’animaux tenue par des allemands. C'était intéressant, la fille guide essayait de nous informer avec conviction du malheur des animaux sauvages adoptés comme "pets". Entre autres, les Scarlet Macaw sont des oiseaux spectaculairement beaux mais aussi très bruants et salissants. Alors les gens se tannent, mais ils leurs ont coupé les ailes pour qu’ils ne s’envolent pas ; alors on ne peut plus les remettre en liberté. Ils devront donc passer le reste de leur vie de 75 ans derrière les barreaux. Les singes aussi ne sont pas fait pour vivre dans une maison. Nous avons vu des Spider monkeys, Woolly monkeys et un petit capucin. Quatre ocelots sont les stars des mammifères, superbes félins avec une belle fourrure comme un léopard et des taches blanches derrière les oreilles, dans le noir ça fait penser à de grands yeux ouverts ce qui éloigne les prédateurs. Il y avait des tapirs avec leur drôle de binette et une bonne attitude. Aussi des pécaris, un genre de cochon, des agoutis et d'autres. Les quelques rares animaux trouvés dans la jungle, par exemple les orphelins, peuvent être réintroduits mais ils ne sont pas en contact avec les visiteurs.
Nous étions de retour vers 17h30, douche, photos et souper 19h30. Demain, fini l'Amazonie, hélas. Vraiment je trouve que Gate1 s'occupe bien de nous.

 
 Pluie battante de bon matin
Arrivée à la réserve écologique de la Casa de Suizo
 Notre parcours escarpé dans la réserve écologique
(noter que la carte est rudimentaire... les bordures ne sont pas exactes)
 Nos guides, avec machettes
 Pin marcheur (il se déplace de quelques mètres durant ses 30 ans d'existence)
 Zip line
 Notre guide fabrique une couronne
 Et voilà le résultat
 Arbre de caoutchouc
 Pont suspendu
 Racines servant de rape aux autochtones
 La vue au sommet
 Notre guide suspendu à une liane
 Promenade en radeau de balsa
 Ça ne parait pas mais nous avons les fesses dans l'eau
En après midi, visite du refuge d'animaux amaZOOnica
 Arrivée au refuge
 
 Parcours dans le refuge
 Macau
Toucan 
 Ce tapir nous a fait des grimaces
 Woolie Monkey
 
 Ocelot
Tapirs dans l'eau
 Pécari